Définition des réserves d'hydrocarbures

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Présentation

Depuis le début de l'industrie au XIXe siècle, différents systèmes ont été utilisés pour classer les réserves de pétrole et de gaz. Les définitions les plus utilisées aujourd'hui sont celles établies par le système de gestion des ressources pétrolières de l'American Society of Petroleum Engineers.[1]

Pour les sociétés d'exploration et de production, les estimations des réserves sont un facteur important pour évaluer leur valeur. Toutes les réserves sont des estimations de réservoirs souterrains qui ne peuvent pas être physiquement inspectés et qui comportent toujours un certain degré d'incertitude. Toutefois, ces systèmes jouent un rôle important dans la création d'un «langage universel» de termes clairement définis qui aboutissent à des estimations de réserves fiables et facilement comparables pour les investisseurs, les régulateurs, les gouvernements et les consommateurs.[2] Cependant, à travers le monde les agences et les organismes gouvernementaux utilisent des définitions légèrement différentes.[1]

Selon le vice-président du cabinet de conseil en pétrole Ryder Scott, la tendance est à des audits externes des réserves estimées. Il affirme qu’en raison de l’importance accrue accordée à la responsabilité des entreprises en matière d'information financière, les sociétés pétrolières et gazières font désormais appel à des ingénieurs indépendants pour évaluer ou vérifier les réserves de pétrole.[3]

Réserves

Selon les lignes directrices de la SPE, les ‘réserves’ constituent un sous-ensemble des ‘ressources’, et représentent la part des ressources qui sont récupérables à des fins commerciales et dont l’exploitation est autorisée. Les réserves peuvent ensuite être réparties dans les trois catégories suivantes en fonction du degré de certitude qu’elles pourront être extraites.[2]

Les Réserves Prouvées

La catégorie de réserves qui rapporte le plus est celle des réserves ‘prouvées’. On peut affirmer avec une «certitude raisonnable» que les réserves prouvées pourront être récupérées, ce qui implique un haut degré de confiance concernant les volumes qui seront extraits. Pour être qualifiées de prouvées, tous les aspects commerciaux doivent être abordés. Ce sont des questions techniques qui séparent les catégories prouvées des non prouvées. </ref>


Le terme 1P est fréquemment utilisé pour désigner les réserves prouvées.[2]

BP publie une revue statistique annuelle qui détaille les réserves prouvées de plus de 50 pays producteurs.[4]

Réserves Probables et Possibles

Les réserves ‘probables’ et ‘possibles’ sont des catégories de réserves inférieures, généralement combinées et désignées comme des ‘réserves non prouvées’, avec des degrés décroissants de certitude technique. Les réserves probables sont les volumes qui sont définis comme «moins susceptibles d'être extraits que les réserves prouvées, mais plus certains d'être extraits que les réserves possibles». Les réserves possibles sont celles dont l'analyse des données géologiques et techniques suggère qu’elles ont moins de chances d'être mises en production que les réserves probables.</ref>

Le terme 2P désigne la somme des réserves prouvées et probables et le terme 3P désigne la somme des réserves prouvées, probables et possibles. On considère que la meilleure estimation des réserves qui seront extraites par des projets engagés est la somme des réserves prouvées et probables : 2P.[2]

Ressources

Le terme ‘ressources’ indique moins de certitude que celui de ‘réserves’, parce qu’un obstacle commercial ou technique majeur doit être surmonté avant qu’il n’y ait un degré de confiance dans la production réelle des volumes.[2]

Ressources Eventuelles

Ce sont des ressources qui sont potentiellement récupérables mais qui ne sont pas encore considérées comme prêtes pour l’exploitation commerciale en raison d'obstacles technologiques ou économiques. Pour que les ressources éventuelles puissent être qualifiées de réserves, les conditions ou les contraintes qui empêchent leur exploitation commerciale doivent être analysées et éliminées. A titre d'exemple, toutes les autorisations internes et externes requises doivent être accordées ou en cours, y compris les autorisations environnementales et gouvernementales. Il faut également des preuves concrètes qu’une entreprise a l’intention de procéder à l’exploitation dans un délai raisonnable (généralement 5 ans, mais il peut s’agir d’un délai plus long).</ref>
[2]

Ressources Potentielles

Les ressources potentielles sont des volumes estimés associés à des réserves non découvertes. Elles représentent des quantités de pétrole que l’on estime, à une date donnée, comme pouvant être récupérées à partir de réserves de pétrole et de gaz identifiées sur la base d’indices, mais qui n'ont pas encore fait l’objet de forage. Cette catégorie représente un risque plus élevé que celle des ressources éventuelles, puisqu’elle implique également le risque de la découverte. Pour que les ressources potentielles puissent être qualifiées de ressources éventuelles, les hydrocarbures doivent être découverts, les réserves doivent être évaluées et une estimation des quantités qui seraient récupérables avec des projets de développement adaptés doit être établie.</ref>
[2]

Liens Externes

Guide non-technique de la SPE (en): www.spe.org/industry/docs/PRMS_guide_non_tech.pdf

Références

  1. 1,0 et 1,1 "Petroleum Reserves & Resources Definitions" Society of Petroleum Engineers, consulté le 18 janvier 2012.
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4, 2,5 et 2,6 "SPE Petroleum Resources Management System Guide for Non-Technical Users" Society of Petroleum Engineers, consulté le 18 janvier 2012.
  3. "The Reserves Audit" Ryder Scott, consulté le 18 janvier 2012.
  4. "BP Statistical Review 2009