Finances Publiques au Niger

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Présentation

Dans un rapport de 2011, le Fonds Monétaire International (FMI) a indiqué que les finances publiques du Niger étaient particulièrement vulnérables aux chocs exogènes.[1] Cette vulnérabilité provient notamment des crises alimentaires récurrentes liées aux conditions météorologiques, des fluctuations des prix mondiaux des matières premières et de la situation sécuritaire très instable de la région.[2] En 2011, les recettes s'élevaient à environ 0,89 milliards de dollars US, les dépenses totales s'élevaient à environ 1,55 milliards de dollars US, ce qui correspond à un solde débiteur net de l'ordre de 0,66 milliard de dollars US.[1] En 2011, le Niger avait un déficit budgétaire de 7,7% de son produit intérieur brut (PIB).[3]

Contribution des recettes du pétrole

Le FMI a estimé en 2011 que les recettes publiques augmenteraient de plus de 36% en 2012 - passant de près de 0,89 milliards de dollars US à 1,22 milliards de dollars US. Cette augmentation peut être en partie attribuée aux recettes provenant du pétrole et de l'uranium.[1] En octobre 2011, le gouvernement du Niger a annoncé qu'il augmentait son budget 2012 de plus de 50%. Le gouvernement a cité comme principale raison de cette augmentation, l'augmentation des dépenses militaires pour faire face aux conséquences de la crise libyenne. Les responsables ont déclaré qu'ils prévoyaient que 61,3% des dépenses supplémentaires seraient compensées par des recettes supplémentaires escomptées pour 2012 provenant du pétrole et du secteur minier, et que les 38,7% restants proviendraient de subventions et d'aide budgétaire octroyées par des bailleurs de fonds.[4]

Les recettes provenant de l'exportation pétrolière du Niger devraient atteindre 0,3 milliard de dollars US en 2012. Le gouvernement devrait percevoir une part de cette richesse par le biais d’un certain nombre de mécanismes : des redevances en amont et provenant du pipeline reversées par l’exploitant (la China National Petroleum Corporation); 40% des dividendes de la Raffinerie de Pétrole de la Soraz ; et une prime de 300 millions de dollars US de la China National Petroleum Corporation qu’il a déjà reçu en 2008 dans le cadre d’un accord pour l’exploitation du Gisement d’Agadem au Niger.[1]

Malgré cette augmentation prévue des finances publiques, le FMI a approuvé en mars 2012 un prêt d'environ 121 millions de dollars US pour le Niger dans le cadre de la Facilité Elargie de Crédit.[5] Le prêt devrait accroître la résistance du Niger aux crises et permettre une plus grande transparence dans le secteur des industries extractives.[2]

Références

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 "IMF Country Report No. 11/357" International Monetary Fund, consulté le 20 avril 2012.
  2. 2,0 et 2,1 "IMF Executive Board Approves Three-Year US$120.97 Million Extended Credit Facility Arrangement" International Monetary Fund, consulté le 20 avril 2012.
  3. "Africa: Niger" CIA World Factbook, consulté le 20 avril 2012.
  4. "Niger increases 2012 budget by 52.7 percent" Reuters Africa, consulté le 20 avril 2012.
  5. "IMF approves new three-year $120 mln loan to Niger" Reuters, consulté le 19 avril 2012.