Gazprom

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Forme Juridique Société Anonyme
Cotée sous le nom RTS:GAZPLSE:OGZD
Création 1989
Siège Moscow, Russie
Personnages clés Viktor Zoubkov (président), Alexei Miller (vice-président et chef de la direction)
Produits le gaz naturel, le pétrole, le transport par gazoduc.
Chiffre d'affaires $ US 117,2 milliards (2010)[1]
Résultat Net $ US 31,9 milliards (2010)[1]
Effectif 376 300 (fin 2010)[1]
Site internet www.gazprom.com


Panorama

Situation Mondiale Actuelle

Basée à Moscou, Gazprom et ses filiales sont spécialisées dans la gestion des réseaux de gazoducs et dans l'approvisionnement en gaz des pays européens. Gazprom gère également la production de pétrole et les activités de raffinage, ainsi que la production d'énergie. À travers ses filiales et ses sociétés affiliées, Gazprom a des activités implantées dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, la Serbie, l'Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Vietnam, l'Inde, l'Irak, l'Algérie, la Libye, la Guinée Equatoriale, la Bolivie et le Venezuela.[2]

Gazprom est un leader mondial du secteur des réserves de gaz naturel et de sa production, elle gère 18% des réserves mondiales de gaz, 70% des réserves de gaz russes et 15% de la production mondiale de gaz. En Russie, la société exploite 6 806 puits de gaz et 5 941 puits de pétrole. En outre, Gazprom gère 161 700 km de gazoducs, le plus grand système de transport de gaz dans le monde. D'un point de vue de parts de marché, Gazprom détient plus de 70% du marché du gaz russe et 23% du marché du gaz européen.[3]


En raison de la position majoritaire du gaz russe dans le monde, le gaz constitue le principal atout du pays. Le magazine l’Economist affirme que cela fait de Gazprom la première société du pays.[4] Fondée en 1989, Gazprom est issue du Ministère de l’Industrie du Gaz de l'ex URSS et a été en partie privatisée à partir de 1993 lors de la vente très critiquée de biens de l'État dans la Russie postsoviétique. Le gouvernement russe détient une participation majoritaire d'un peu plus de 50%. Le président Dimitri Medvedev occupait précédemment le poste de Président du Conseil de Gazprom et plusieurs hauts dirigeants de l'entreprise ont des liens avec le Premier Ministre Vladimir Poutine. La presse a largement critiqué la compagnie pour ses liens étroits avec les dirigeants politiques russes.[5]

Faits Marquants du Rapport Annuel

Le rapport annuel de Gazprom pour 2010 [1] révèle une hausse de 17,4% du chiffre d'affaires entre 2009 et 2010, pour atteindre la somme de 3 661,7 milliards de Roubles Russes. Le bénéfice net a également augmenté de 22,36% durant la même période pour atteindre la somme de 775,9 milliards de RR. La production de pétrole brut a augmenté de 1,3% et la production de gaz de 10,2% au cours de la même période.

Concernant la production de gaz naturel, la péninsule de Yamal dans le nord-ouest de la Sibérie a fait l’objet d’initiatives pour la mise en œuvre de technologies de pointe en 2010. Des projets classiques ont également été entrepris sur le plateau continental, comme au champ de Kirinskoye, dans le cadre du projet Sakhaline-3. Le lancement de la construction d’une station de compression à Portovaya en 2010 devrait assurer le transport du gaz par le gazoduc Nord Stream dont la première partie est déjà installée. Sur le plan international, Gazprom a fait des découvertes en Algérie (le Bassin de Berkine), a foré un second puits d'exploration dans la région de Dzhel en Ouzbékistan et a signé un accord avec la société française Total afin de rétrocéder des parts pour un projet dans les blocs Ipati et Aquio en Bolivie.

Vue d’ensemble

Soutien de l’ITIE

En décembre 2011, Gazprom ne soutenait pas l'ITIE.

Pacte Mondial des Nations Unies

En décembre 2011, Gazprom n’adhérait pas au Pacte Mondial des Nations Unies.

Responsabilité Sociale de l’Entreprise

Selon le rapport annuel de Gazprom en 2010[6], les principales actions concernant la responsabilité sociale de l’entreprise sont les suivantes:

  • Une réduction de 5,4% des émissions de méthane dans l'atmosphère et une diminution de 83% des pénalités pour dépassement du seuil autorisé.
  • Le nombre d'accidents et d'incidents dans les installations de production à risque a chuté de 156 en 2009 à seulement 115 en 2010.
  • Des programmes sociaux ont été instaurés comme Gazprom pour les enfants, qui vise à développer les activités sportives et le travail créatif pour les jeunes, dans 69 régions russes. Depuis le début du programme en 2006, le Groupe y a investi 10,9 milliards de Roubles Russes et a construit 659 installations sportives.

Couverture Médiatique

  • En 2001, Gazprom a repris de manière controversée NTV, une chaîne de télévision dont le fondateur ‘oligarque’ s'était, selon la presse, brouillé avec le président Poutine. En outre, le monopole de Gazprom concernant l'exportation du gaz vers les anciens pays soviétiques est considéré par beaucoup comme l’outil de politique étrangère le plus puissant du Kremlin et son meilleur espoir de reprendre le contrôle sur ce qu'il perçoit comme un domaine clé de sa sphère d'influence.[7]
  • En 2009 Gazprom a déclenché une crise de l'énergie à l'échelle européenne lorsqu’elle a coupé l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine, le Jour du Nouvel An, à la suite de l’échec des négociations entre les deux pays à propos du tarif. Gazprom exigeait que l’Ukraine paye le gaz au taux du marché plutôt qu’au tarif subventionné dont le pays bénéficiait jusqu’alors. Elle réclamait également le paiement des 1,6 milliard de dollars de dettes et des 450 millions de dollars d’amendes pour retard de paiement de la compagnie d'état ukrainienne Naftogaz. L'approvisionnement en gaz a été totalement coupé le 7 janvier, lorsque la Russie a accusé l'Ukraine de siphonner le gaz destiné à l'Europe. Une dispute similaire avait déjà eu lieu en 2006, lorsque Gazprom avait fermé des pipelines à travers l'Ukraine.[8] Un accord qui prévoit le passage au taux du marché pour l'Ukraine a finalement été conclu.

Activités Mondiales par Pays

Irak

Article principal: Activités de Gazprom en Irak (en)

Libye

Article principal: Activités de Gazprom en Libye (en)

Iran

Article principal: Activités de Gazprom en Iran (en)

Niger

Article principal: Activités de Gazprom au Niger

Références

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 "Annual Report 2010" Gazprom, consulté le 10 octobre 2011
  2. "Gazprom OAO" Reuters, consulté le 10 octobre 2011
  3. "Annual Report 2010" Gazprom, consulté le 10 octobre 2011
  4. "http://www.economist.com/node/4484349 Russia's energetic enigma" The Economist, le 6 octobre 2005
  5. "Gazprom reports quarterly profits of $16bn" The Guardian, le 30 août 2011
  6. "Annual Report 2010" Gazprom, consulté le 10 octobre 2011
  7. "http://www.economist.com/node/4484349 Russia's energetic enigma" The Economist, le 6 octobre 2005
  8. "Q&A: Russia-Ukraine gas row" BBC News, le 20 janvier 2009