Global Witness

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Global Witness est une organisation à but non lucratif dont le siège est à Londres (Grande-Bretagne) qui met en lumière "l'exploitation corrompue des ressources naturelles et des systèmes de commerce international, afin de mener des campagnes contre l'impunité et les conflits liés aux ressources naturelles, ainsi que contre les violations des droits environnementaux et des droits de l'homme".[1]

Fondée en 1993, Global Witness a été un acteur clé dans la plupart des principaux mécanismes et initiatives internationaux mis en place pour traiter de ces enjeux, dont le Processus de Kimberley qui régit la production de diamants et de pierres précieuses, et l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives.

Des enquêtes qui ont conduit à des changements politiques

Les enquêtes percutantes de Global Witness ont eu des impacts directs et majeurs, tels que le retrait du FMI du Cambodge en 1996 en raison de la corruption dans l'industrie forestière,[2] l'imposition de sanctions sur le commerce du bois provenant du Libéria de Charles Taylor en 2003,[3] et l'arrestation sans précédent du baron du commerce forestier, Kouwenhoven Gus, aux Pays-Bas en 2005.[4]

Pétrole et Gaz

Global Witness a commencé à rédiger des rapports sur l'industrie pétrolière et gazière en 2004. Son premier rapport l’Heure de la Transparence détaillait l’exploitation abusive des ressources naturelles au Kazakhstan, au Congo Brazzaville, en Angola, en Guinée Equatoriale et à Nauru.[5]

Global Witness a ensuite rédigé des rapports sur le commerce du gaz entre la Russie et les pays d'Europe de l'Est et l'UE.[6]

En Septembre 2009, Global Witness a publié un rapport qui détaille le manque de transparence dans la façon dont le Soudan distribue les recettes pétrolières entre le gouvernement de Khartoum et le gouvernement autonome du Sud Soudan.[7]

Global Witness et les minerais du conflit

Le travail de Global Witness sur les minerais du conflit se concentre sur la République Démocratique du Congo (RDC) où des combats sont financés par le commerce de minerais précieux tels que la cassitérite, le coltan, la wolframite et l'or.[8]

Global Witness a également été l'une des premières organisations à attirer l'attention à l’échelon international sur les problèmes des diamants du conflit dans des pays comme le Libéria, la Sierra Leone, l'Angola, la RDC et la Côte d'Ivoire. L'organisation est un observateur officiel du Processus de Kimberley et continue de militer en faveur d’un renforcement et d’une mise en œuvre effective de ses dispositions.[9]

Liens Externes

Site officiel (en): www.globalwitness.org

Références

  1. "Global Witness, About Us" Global Witness website consulté le 24 octobre 2010.
  2. "Our History" Global Witness website consulté le 24 octobre 2010.
  3. "Liberia breaches UN Sanctions - whilst its logging industry funds arms imports and RUF rebels" Global Witness website 6 septembre 2001
  4. "Arms dealer and timber trader Guus Kouwenhoven found guilty of breaking a UN arms embargo" Global Witness website 7 juin 2006.
  5. "Time for Transparency" Global Witness website consulté le 26 octobre 2011.
  6. "It's a gas - funny business in the Turkmen-Ukraine oil trade" Global Witness website consulté le 26 octobre 2011.
  7. "Fuelling mistrust - The need for transparency in Sudan's oil industry " Global Witness website consulté le 26 octobre 2011.
  8. "Conflict Minerals" Global Witness consulté le 30 novembre 2011.
  9. "Conflict Diamonds" Global Witness consulté le 30 novembre 2011.